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O.Kal.Di. 
"Calebasse d'information documentaire"
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Voyages en France
28 novembre 2006
Nom de l’article
“L'iconothèque numérique: Un nouveau service électronique pour l'université”
Auteur
Bérengère Schiestse
Attachée d'enseignement et de recherche auprès du Directeur des bibliothèques de l'Université libre de Bruxelles et spécifiquement pour la bibliothèque de médecine.
Françoise Vandooren
Attachée à la Direction des bibliothèques de l'Université libre de Bruxelles.
Référence bibliographique
Schiestse, Bérengère; Vandooren, Françoise.- L'iconothèque numérique: Un nouveau service électronique pour l'université.- In: BBF 2004, t. 49, n°2, p. 90 - 96
Sujet
En 2002, une “iconothèque numérique” a été mise à la disposition de la communauté de l'Université libre de Bruxelles. Cette dernière a été conçue à partir d'études minutieuses et très precises suivant des approches et des phases d'essais diverses afin d'offrir l'outil d'information le plus performant à la communauté.
Indexation
Collection numérique, Documentation, Iconographie, Iconothèque, SGBD, Université libre de Bruxelles (ULB)
Résumé informatif
L'Université libre de Bruxelles dans un élan de modernisation s'est penchée depuis 1995 sur la possibilité de numériser son vaste fonds de documents iconographiques. Mais il assez intéressant de relever que dans le cadre de cette mission, les bibliothèques se sont heurtées à plusieurs obstacles recurrents qu'entraînent l'introduction des nouvelles technologies. Dans un premier temps on constate que ces collections étaient spécialement des supports d'enseignement qui appartenaient aux professeurs dispensant des cours dans cette université (diapositives , présentations Power Point, réalisations multimédias) et dont seuls les étudiants en avaient un libre accès par approbation du titulaire du cours. Ces documents possédent tous les caractéristiques de l'information et sont à la base les propriétés des enseignants qui les produisent. Ces réalisations étaient dèjà à cette époque déposées sous formats numériques. Mais les résultats escomptés concernant la consultation de ses collections n'étaient pas satisfaisants. Cette faible fréquentation était due en effet à une inaccessibilité des documents dont les usagers avaient besoin. Une solution technologique devait être étudiée. L'idée d'une base de données organisant toutes ces données fut totalement approuvée selon des critères bien définis.
D'une part les auteurs de documents, c'est à dire les scientifiques, devaient indéxer leurs documents eux mêmes pour une plus une grande précision lors du catalogage de ces derniers et dans les recherches d'information. On relève l'obstacle du droit d'auteur sur ces documents qui une fois numérisés ne pourront être communiqués aisément car la loi belge l'interdit formellement. La nécessité de l'autorisation du titulaire des droits devient indispensable. D'autre part, une nouvelle interrogation s'ajoute aux autres énumérées auparavant: quel système de gestion d'images numériques sera adéquat pour les collections iconographiques de l'ULB?
Cette étude de système se fera selon plusieurs approches en commencant par la rédaction d'un cahier des charges en tenant compte des préoccupations des enseignants ainsi qu'une étude compléte sur la mise en place d'un système de gestion de bases de données images (SGBD). Mais ces ébauches dépasseront hélas les montants du budget alloué par l'Université. L'autre approche visera à faire une étude de marché afin d'établir les fonctions de ce système dans la commnauté. Enfin la dernière supposera l'élaboration d'une grille d'analyse fréquentative en tant qu'outil de sélection; cette dernière permettra de faire une comparaison de divers logiciels afin de choisir celle qui présentera le plus d'avantages. Ces évaluations, toutes différentes les unes des autres, permettront d'en tirer des solutions de gestion (tout en sachant que les solutions diffèrent d'un logiciel à un autre). En tenant compte de ces critères de sélections deux progiciels ont été retenus à savoir: Alexandrie9 et CONTENTdm10. Des essais ont été faits afin d'en tirer leurs avantages, surtout à distance, et leurs inconvénients. Finalement le choix de l'ULB s'est porté sur le progiciel CONTENTdm10 qui offrait une plus grande convivialité de gestion de systèmes avec un hébergement des collections sur un serveur distant se trouvant à Seattle indépendant de l'ULB. Tout ce gisement d'information sera fédéré par un site web qui se chargera de véhiculer les informations de l'iconothèque numérique et fera office également de plate-forme communicationnelle. Cet outil de recherche une fois établi nécessitera des phases d'évaluations qui permettront de relever certaines erreurs de conception ou des manquements comme par exemple une profondeur d'analyse des termes de l'indexation faite par les scientifiques qui diffèrent des termes utilisés par les étudiants pour faire leurs recherches. Il serait très intéressant de trouver un compromis pour faciliter ces recherches.
La mise en place de cet outil de recherche a pris un temps inestimable de création, mais qui a quand même abouti à un outil assez performant et très convivial. Elle se charge en fait de faire une formation à la GED aux enseignants en possession de collections iconographiques sachant que ces acteurs sont très importants, sont à la base de l'iconothèque et alimentent principalement son fonds documentaire qui est en décembre 2003 estimé à 6 collections iconographiques numériques.
Avis critique
La mise en place de l'iconothèque numérique de l'Université libre de Bruxelles a été en fait un projet assez prometteur qui a servi à toute une communauté de chercheurs et d'étudiants. Elle s'est bâtie suivant plusieurs étapes qui ont solidifié les bases de cette iconothèque. La nécessité du corps professoral est très ressentie, en fait l'iconothèque ne peut, si on le comprend bien, fonctionner de manière performante sans l'aide de ses enseignants qui l'alimentent continuellement. Il est normal que les membres d'une même communauté entretiennent ensemble leurs biens mais il est aussi très important d'y introduire des éléments étrangers afin qu'il ait une plus grande diversité d'information. D'autre part, l'ULB s'est rapidement intégrée à l'adoption des nouvelles technologies ce qui est assez rare pour certaines institutions documentaires à cette époque. Les processus d'évaluation des outils documentaires selon plusieurs approches ont été menés rigoureusement afin d'offrir la meilleure plate-forme possible mais aucune évaluation sur les supposés utilisateurs de ces collections n'a été proposée (questionnaire, enquête auprès des étudiants, auprès des usagers habitués des bibliothèques de l'ULB, sensibilisations etc.). Alors que ces dernières évaluations résoudront plusieurs énigmes jusqu'à présent étouffés ou camouflés. Enfin, l'iconothèque numérique de l'ULB est un outil presque parfait de transmission d'information.
25 novembre 2006
Nom de l’article
“De la bibliothèque classique à la bibliothèque numérique: continuité et rupture”
Auteur
Catherine Lupovici
Directrice du Département de la Bibliothèque numérique à la Bibliothèque nationale de France.
Référence bibliographique
Lupovici, Catherine.- De la bibliothèque classique à la bibliothèque numérique: continuité et rupture.- In: Documentaliste – Sciences de l'information, vol. 37, n°5-6, 2000, p. 286-297
Sujet
Les bibliothèques numériques sont aujourd'hui au centre de toutes les préoccupations des institutions documentaires du monde. Elles viennent s'imposer avec force en introduisant de nouveaux concepts de gestion de l'information documentaire qui font que les professionnels ne peuvent évoluer sans l'apport d'autres disciplines. Ce qui crée une faille,entre les bibliothèques classiques et les bibliothèques numériques, élargie par les avancées de l'Internet.
Indexation
Bibliothèque, Catalogage, Diffusion, Informatisation, Internet, Normalisation,
Politique documentaire, Web
Résumé informatif
L'Internet et les TIC ont permis une nouvelle gestion et de possibilités nouvelles d'accès aux systèmes d'information documentaire à travers le monde. Elle est connue sous l'appellation de “bibliothèque numérique” qui est un concentré de ressources numériques. Ces ressources proviennent en grande partie des bibliothèques traditionnelles. Cette conversion brusque engendre une rupture technologique entre le concept de bibliothèque traditionnelle et celui de bibliothèque numérique. Mais si cette dernière est une passerelle vers l'innovation, elle remet en question l'utilité certains métiers de la documentation. Cette évolution technologique peut être examinée suivant le processus d'informatisation des bibliothèques et des institutions documentaires en respectant des régles rigoureuses de normalisation internationale grâce à des associations comme l'IFLA (International Federation of Library Associations), ou l'ALA (American Library Association) aux Etats-Unis. La mise en place de collections numériques dans les bibliothèques est également mageure dans cette avancée technologique. Elles ont pour but de favoriser l'accessiblité des documents au public et de permettre une consultation sur un réseau. Cette évolution permet entre autre la création de catalogues centralisés permettant une pluralité de la recherche à travers divers organismes partageant un même catalogue collectif mais il est bon de noter que les documents obeissent à des politiques documentaires qui divergent d'un organisme à un autre. Toutes ces innovations fragilisent les fondements de base des bibliothèques. Elles instaurent un non respect des politiques documentaires mises en place, une négligence de l'évaluation de la qualité des informations ou des ressources sélectionnées. Ce qui fait qu' un nouvel objectif s'intégre dans les politiques documentaires à savoir la publication en ligne des documents sur Internet. Cela nécessitera au préalable une sélection et un traitement classique des documents combiné de l'usage de techniques nouvelles tout en sachant que toute la masse informationnelle du Web ne peut être évaluée. C'est à cet effet que des catalogues et des centres de ressources en ligne ont été créés afin de signaler les sources d'informations disponibles sur le web. Les procédés de communication dans les bibliothèques numériques s'établissent généralement au moyen de réseau interne (local) ou externe (via Internet). Par ailleurs il n'existe pas dans la majorité des cas de restrictions sur les documents car la bibliothèque détentrice des collections est considérée comme “productrice”. Outre le volet communication, les bibliothèques numériques sont amenées à diffuser et mettre à la disposition du public leurs ressources numériques via des canaux opérationnels. Elles se soucieront des critéres d'archivages des ressources électroniques afin de permettre leur consultation à long terme tout en assurant l'intégrité des documents par des signatures numériques (chose indispensable). Ainsi on peut constaté qu'il existe plusieurs modéles de bibliothèques numériques qui diffèrent selon les institutions qui les mettent en place et dont les buts documentaires ne sont pas les mêmes.
Cette nouvelle ère met les professionnels de l'information devant le fait accompli car ils se doivent de traiter les informations selon les critères actuels et de cerner de nouveaux secteurs innovants afin d'accélérer cette rupture technologique.
Avis critique:
La mise au premier plan des bibliothèques numériques est très marquant dans cet article de C. Lupovici. En effet on a une analyse assez compléte des aspects qui ont favorisé la rupture technologique entre les deux bibliothèques. Elle axe ses analyses spécialement sur les avancées des TIC qui pourtant n'en sont pas les seules causes. Dans son analyse, l'oubli du rôle des professionnels est marquant face à cette nouvelle situation, ils sont considérés comme les vecteurs dans toute transmission d'information. L'impact de cette innovation se ressent partout si l'on se refére à ses écrits. Mais on note que la notion de collections numériques est assez contreversée si l'on prend en compte les contraintes de GED. Ces documents numériques ne sont pas fiables à 100% car une question d'archivage se pose et un probléme d'accessibilité à long terme qui depend des formats de stockage utilisés. Sachant que les TIC sont en perpétuelles mutations. Concernant le traitement de contenus des informations, le Web bloque les techniques informatiques permettant d'établir des interconnexions dans les protocoles documentaires. Ce qui nous pousse à nous demander si ces divers formats d'indexation et ces modes de préservation des documents ont une finalité bien définie ou disons une certaine pérennité. Elle aborde même cette problématique qui est mageure et qui concerne tous les professionnels de l'information documentaire. Mais on reléve qu'elle nous pousse plus vers l'adoption des bibliothèques numériques, malgré les multiples interrogations que l'on se pose jusqu'à présent, qui sont évidemment un moyen efficace et rapide de diffusion de l'information mais dont beaucoup de critères restent à définir. L' idéal ne serait pas de provoquer cette rupture technologique mais d'essayer de trouver un compromis entre ces deux modes de diffusion de l'information. S'il le faut même de continuer à allier les méthodes traditionnelles à celles modernes afin de ne pas compremettre certains professionnels.