O.Kal.Di. 
"Calebasse d'information documentaire"
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8 décembre 2006
Nom de l’article
“La documentation électronique: Etat des lieux et perspectives de développement dans les bibliothèques des établissements d'enseignement supérieur français”
Auteur
Chantal Freshard; Christine Okret
Sous direction des bibliothèques et de la documentation
Référence bibliographique
Freshard, Chantal; Okret, Christine.- La documentation électronique: Etat des lieux et perspectives de développement dans les bibliothèques des établissements d'enseignement supérieur français.- In: BBF, 1999, T. 44, n°4, p. 62-65
Sujet
La prolifération des outils de recherche documentaire électroniques marque tous les domaines de la société actuelle. Son implantation est très intéressante dans le domaine de l'éducation surtout dans les établissements d'enseignement supérieur où la demande en information est très grande et très variée mais aussi son coût en perpétuel hausse décourage son acquisition par un certain nombre d'institutions documentaires.
Indexation
Bibliothèque, Documentation électronique, Education, Evaluation, Information, Recherche documentaire,
Résumé informatif
L'affluence des ressources d'information diffusées sous formes électroniques devient un phénoméne assez marquant dans tous les domaines de la société. Cette dernière est surtout constatée dans les grandes institutions documentaires telles les bibliothèques des établissements d'enseignement supérieur français. Cette constation prouve en effet que l'édition sur format électronique ainsi que la diffusion en ligne grâce au réseau Internet et aux nouvelles méthodes de transfert de l'information sont devenues des méthodes assez réputées. Mais il est très intéressant de souligner que ce format de diffusion demande un budget assez consistant qui implique une offre documentaire largement supérieure à la demande des usagers. C'est à cet effet que des enquêtes ont été menées par la Direction de l'enseignement supérieur du Ministère de l'Education nationale, de la recherche et de la technologie afin de faire une évaluation de ce type d'information naissant et une étude des besoins de ces utilisateurs fréquentant ces institutions documentaires.
Ces enquêtes menées à terme ont permis l'établissement de consensus entre les diverses institutions documentaires et les différents fournisseurs d'outils ou de produits documentaires. Cette variété de documentation a hélas comme conséquence un budget assez exorbitant pour ces différentes institutions qui y consacrent un énorme pourcentage d'achat. Par ailleurs les différentes politiques d'acquisitions régissant ces ressources sont déterminées en fonction des besoins de leurs utilisateurs. Il est noté ainsi que les pratiques d'acquisition différent selon les disciplines qui sont pour l'essentiel les grandes matières que l'on retrouve dans toutes les bibliothèques d'enseignement supérieur telles les Lettres, les Sciences humaines, le Droit et l'Economie, les Sciences pures, les Techniques et la Santé (influence des utilisateurs dans le choix des documents à consulter). Pour ces différentes disciplines, il est constaté que l'offre de documentation électronique différe de façon très flagrante. Pour les disciplines, touchant les domaines des lettres, des sciences sociales et humaines, cet accès aux ressources électroniques n'est pas du tout en croissance par rapport à l'offre en documentation électronique dans les Sciences dites “pures”. Ce qui implique une hausse considérable du coût des abonnements aux ressources électroniques dans les domaines scientifiques qui sont majoritairement payantes. Trois obstacles ont quand même été identifiés lors des enquêtes ménées toujours dans les politiques d'acquisition.
Tout d'abord ces enquêtes ont permis de révéler la multiplicité des produits proposés et le caractère très mouvant de l'offre, l'inadéquation de certaines offres et enfin le sujet de polémique général qui est le passage du papier à l'électronique. Ce dernier obstacle crée de ce fait une surenchère des produits documentaires mis à la disposition des institutions. Ces constats font que les bibliothèques d'enseignement supérieur optent plus pour une mise en place de réseau inter – bibliothèques permettant le partage de ces diverses ressources.
Dans ce cadre de travail en réseau, des groupes de travail se chargeront de gérer un vaste systéme de veille documentaire et informationnelle en respectant scrupuleusement les indications d'évaluation de l'information documentaire ainsi qu'un apport de personnes ressources créant ainsi un système d'échange.
Des prévisions ont été faites également sur le plan des évaluations technologiques et les droits d'usage de ces données sur support numérique. Un exemple de ces initiatives peut être illustré par les Unités régionales de Formation à l'Information scientifique et technique = URFIST. Ces outils de veille seront secondés par des bases selon les disciplines des bibliothèques. Les acquisitions de documents se feront à l'aide de consortiums visant à alimentater régulièrement les fonds documentaires. Ces derniers devraient pouvoir répondre aux attentes des utilisateurs ainsi qu'aux demarches qualités imposées par certaines normes.
En somme, on peut souligner que le mode de regroupement des bibliothèques universitaires est la façon la plus évidente et la plus bénéfique d'alimenter ses fonds de ressources électroniques à moindre coût.
Avis critique
Dans le cadre de la documentation électronique, le choix opté par les bibliothèques d'enseignement supérieur français est l'un des plus judicieux mais aussi l'un des plus complexe à nos yeux. La partage de ressources électroniques pose un problème dès lors que l'on souléve l'idée de “bien privé”. Car il faut comprendre que le travail en réseau crée un échange de ressources privées à une institution vers une autre. Il suppose des droits assez rigoureux appliqués à tout ce flot d'information électronique. Un état des lieux est fait sans prendre en compte véritablement en compte que ces nouveaux formats sont ancrés dans une dynamique économique qui fait que le coût de leur acquisition ne baissera jamais au niveau du format papier. Cette évidence n'a pas été soulignée par les auteurs qui ont préféré fustiger les coûts de ces ressources électroniques en ignorant également qu'elles sont en perpétuelles mutations.
Les enquêtes réalisées étant donné ce constat ont permis de déterminer que les usagers sont aussi à la base de la suroffre en information documentaire avec des prédominances dans certaines disciplines au détriment d'autres. Ces visions sont les fonds que les auteurs ont préféré sous-entendre.
Les idées positives naissent avec l'entrée en matière des groupes d'experts thématique appelant un travail en synergie de toutes les bibliothèques d'enseignement supérieur français afin de fournir un maximum de ressources électroniques aux usagers fréquentant ces lieux. Ces derniers sont les clés déterminantes des politiques d'acquisition. Ils fixent leur choix en matière de documentation électronique sans influence de fournisseurs etc. Ce qu'omettent enfin les auteurs de cet article, c'est que bien qu'une linéarité des acteurs soit visible, on sent qu'elles ne prennent pas en compte les notions vectorielles dans le domaine de l'information documentaire. Il est bien vrai que moult opérations documentaires existent mais aussi qu'il faut préciser le rôle et la place des professionnels de l'information dans ce processus de développement.