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Dimanche 3 décembre 2006

 

25 novembre 2006


Nom de l’article

De la bibliothèque classique à la bibliothèque numérique: continuité et rupture”


Auteur

Catherine Lupovici

Directrice du Département de la Bibliothèque numérique à la Bibliothèque nationale de France.


Référence bibliographique

Lupovici, Catherine.- De la bibliothèque classique à la bibliothèque numérique: continuité et rupture.- In: Documentaliste – Sciences de l'information, vol. 37, n°5-6, 2000, p. 286-297


Sujet

Les bibliothèques numériques sont aujourd'hui au centre de toutes les préoccupations des institutions documentaires du monde. Elles viennent s'imposer avec force en introduisant de nouveaux concepts de gestion de l'information documentaire qui font que les professionnels ne peuvent évoluer sans l'apport d'autres disciplines. Ce qui crée une faille,entre les bibliothèques classiques et les bibliothèques numériques, élargie par les avancées de l'Internet.


Indexation

Bibliothèque, Catalogage, Diffusion, Informatisation, Internet, Normalisation,

Politique documentaire, Web


Résumé informatif

L'Internet et les TIC ont permis une nouvelle gestion et de possibilités nouvelles d'accès aux systèmes d'information documentaire à travers le monde. Elle est connue sous l'appellation de “bibliothèque numérique” qui est un concentré de ressources numériques. Ces ressources proviennent en grande partie des bibliothèques traditionnelles. Cette conversion brusque engendre une rupture technologique entre le concept de bibliothèque traditionnelle et celui de bibliothèque numérique. Mais si cette dernière est une passerelle vers l'innovation, elle remet en question l'utilité certains métiers de la documentation. Cette évolution technologique peut être examinée suivant le processus d'informatisation des bibliothèques et des institutions documentaires en respectant des régles rigoureuses de normalisation internationale grâce à des associations comme l'IFLA (International Federation of Library Associations), ou l'ALA (American Library Association) aux Etats-Unis. La mise en place de collections numériques dans les bibliothèques est également mageure dans cette avancée technologique. Elles ont pour but de favoriser l'accessiblité des documents au public et de permettre une consultation sur un réseau. Cette évolution permet entre autre la création de catalogues centralisés permettant une pluralité de la recherche à travers divers organismes partageant un même catalogue collectif mais il est bon de noter que les documents obeissent à des politiques documentaires qui divergent d'un organisme à un autre. Toutes ces innovations fragilisent les fondements de base des bibliothèques. Elles instaurent un non respect des politiques documentaires mises en place, une négligence de l'évaluation de la qualité des informations ou des ressources sélectionnées. Ce qui fait qu' un nouvel objectif s'intégre dans les politiques documentaires à savoir la publication en ligne des documents sur Internet. Cela nécessitera au préalable une sélection et un traitement classique des documents combiné de l'usage de techniques nouvelles tout en sachant que toute la masse informationnelle du Web ne peut être évaluée. C'est à cet effet que des catalogues et des centres de ressources en ligne ont été créés afin de signaler les sources d'informations disponibles sur le web. Les procédés de communication dans les bibliothèques numériques s'établissent généralement au moyen de réseau interne (local) ou externe (via Internet). Par ailleurs il n'existe pas dans la majorité des cas de restrictions sur les documents car la bibliothèque détentrice des collections est considérée comme “productrice”. Outre le volet communication, les bibliothèques numériques sont amenées à diffuser et mettre à la disposition du public leurs ressources numériques via des canaux opérationnels. Elles se soucieront des critéres d'archivages des ressources électroniques afin de permettre leur consultation à long terme tout en assurant l'intégrité des documents par des signatures numériques (chose indispensable). Ainsi on peut constaté qu'il existe plusieurs modéles de bibliothèques numériques qui diffèrent selon les institutions qui les mettent en place et dont les buts documentaires ne sont pas les mêmes.

Cette nouvelle ère met les professionnels de l'information devant le fait accompli car ils se doivent de traiter les informations selon les critères actuels et de cerner de nouveaux secteurs innovants afin d'accélérer cette rupture technologique.


Avis critique:

La mise au premier plan des bibliothèques numériques est très marquant dans cet article de C. Lupovici. En effet on a une analyse assez compléte des aspects qui ont favorisé la rupture technologique entre les deux bibliothèques. Elle axe ses analyses spécialement sur les avancées des TIC qui pourtant n'en sont pas les seules causes. Dans son analyse, l'oubli du rôle des professionnels est marquant face à cette nouvelle situation, ils sont considérés comme les vecteurs dans toute transmission d'information. L'impact de cette innovation se ressent partout si l'on se refére à ses écrits. Mais on note que la notion de collections numériques est assez contreversée si l'on prend en compte les contraintes de GED. Ces documents numériques ne sont pas fiables à 100% car une question d'archivage se pose et un probléme d'accessibilité à long terme qui depend des formats de stockage utilisés. Sachant que les TIC sont en perpétuelles mutations. Concernant le traitement de contenus des informations, le Web bloque les techniques informatiques permettant d'établir des interconnexions dans les protocoles documentaires. Ce qui nous pousse à nous demander si ces divers formats d'indexation et ces modes de préservation des documents ont une finalité bien définie ou disons une certaine pérennité. Elle aborde même cette problématique qui est mageure et qui concerne tous les professionnels de l'information documentaire. Mais on reléve qu'elle nous pousse plus vers l'adoption des bibliothèques numériques, malgré les multiples interrogations que l'on se pose jusqu'à présent, qui sont évidemment un moyen efficace et rapide de diffusion de l'information mais dont beaucoup de critères restent à définir. L' idéal ne serait pas de provoquer cette rupture technologique mais d'essayer de trouver un compromis entre ces deux modes de diffusion de l'information. S'il le faut même de continuer à allier les méthodes traditionnelles à celles modernes afin de ne pas compremettre certains professionnels.

Par OKALDI
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Dimanche 3 décembre 2006

 

28 novembre 2006


Nom de l’article

“L'iconothèque numérique: Un nouveau service électronique pour l'université”


Auteur

  • Bérengère Schiestse

Attachée d'enseignement et de recherche auprès du Directeur des bibliothèques de l'Université libre de Bruxelles et spécifiquement pour la bibliothèque de médecine.

  • Françoise Vandooren

Attachée à la Direction des bibliothèques de l'Université libre de Bruxelles.


Référence bibliographique

Schiestse, Bérengère; Vandooren, Françoise.- L'iconothèque numérique: Un nouveau service électronique pour l'université.- In: BBF 2004, t. 49, n°2, p. 90 - 96


Sujet

En 2002, une “iconothèque numérique” a été mise à la disposition de la communauté de l'Université libre de Bruxelles. Cette dernière a été conçue à partir d'études minutieuses et très precises suivant des approches et des phases d'essais diverses afin d'offrir l'outil d'information le plus performant à la communauté.


Indexation
Collection numérique, Documentation, Iconographie, Iconothèque, SGBD, Université libre de Bruxelles (ULB)


Résumé informatif


L'Université libre de Bruxelles dans un élan de modernisation s'est penchée depuis 1995 sur la possibilité de numériser son vaste fonds de documents iconographiques. Mais il assez intéressant de relever que dans le cadre de cette mission, les bibliothèques se sont heurtées à plusieurs obstacles recurrents qu'entraînent l'introduction des nouvelles technologies. Dans un premier temps on constate que ces collections étaient spécialement des supports d'enseignement qui appartenaient aux professeurs dispensant des cours dans cette université (diapositives , présentations Power Point, réalisations multimédias) et dont seuls les étudiants en avaient un libre accès par approbation du titulaire du cours. Ces documents possédent tous les caractéristiques de l'information et sont à la base les propriétés des enseignants qui les produisent. Ces réalisations étaient dèjà à cette époque déposées sous formats numériques. Mais les résultats escomptés concernant la consultation de ses collections n'étaient pas satisfaisants. Cette faible fréquentation était due en effet à une inaccessibilité des documents dont les usagers avaient besoin. Une solution technologique devait être étudiée. L'idée d'une base de données organisant toutes ces données fut totalement approuvée selon des critères bien définis.

D'une part les auteurs de documents, c'est à dire les scientifiques, devaient indéxer leurs documents eux mêmes pour une plus une grande précision lors du catalogage de ces derniers et dans les recherches d'information. On relève l'obstacle du droit d'auteur sur ces documents qui une fois numérisés ne pourront être communiqués aisément car la loi belge l'interdit formellement. La nécessité de l'autorisation du titulaire des droits devient indispensable. D'autre part, une nouvelle interrogation s'ajoute aux autres énumérées auparavant: quel système de gestion d'images numériques sera adéquat pour les collections iconographiques de l'ULB?
Cette étude de système se fera selon plusieurs approches en commencant par la rédaction d'un cahier des charges en tenant compte des préoccupations des enseignants ainsi qu'une étude compléte sur la mise en place d'un système de gestion de bases de données images (SGBD). Mais ces ébauches dépasseront hélas les montants du budget alloué par l'Université. L'autre approche visera à faire une étude de marché afin d'établir les fonctions de ce système dans la commnauté. Enfin la dernière supposera l'élaboration d'une grille d'analyse fréquentative en tant qu'outil de sélection; cette dernière permettra de faire une comparaison de divers logiciels afin de choisir celle qui présentera le plus d'avantages. Ces évaluations, toutes différentes les unes des autres, permettront d'en tirer des solutions de gestion (tout en sachant que les solutions diffèrent d'un logiciel à un autre). En tenant compte de ces critères de sélections deux progiciels ont été retenus à savoir: Alexandrie9 et CONTENTdm10. Des essais ont été faits afin d'en tirer leurs avantages, surtout à distance, et leurs inconvénients. Finalement le choix de l'ULB s'est porté sur le progiciel CONTENTdm10 qui offrait une plus grande convivialité de gestion de systèmes avec un hébergement des collections sur un serveur distant se trouvant à Seattle indépendant de l'ULB. Tout ce gisement d'information sera fédéré par un site web qui se chargera de véhiculer les informations de l'iconothèque numérique et fera office également de plate-forme communicationnelle. Cet outil de recherche une fois établi nécessitera des phases d'évaluations qui permettront de relever certaines erreurs de conception ou des manquements comme par exemple une profondeur d'analyse des termes de l'indexation faite par les scientifiques qui diffèrent des termes utilisés par les étudiants pour faire leurs recherches. Il serait très intéressant de trouver un compromis pour faciliter ces recherches.
La mise en place de cet outil de recherche a pris un temps inestimable de création, mais qui a quand même abouti à un outil assez performant et très convivial. Elle se charge en fait de faire une formation à la GED aux enseignants en possession de collections iconographiques sachant que ces acteurs sont très importants, sont à la base de l'iconothèque et alimentent principalement son fonds documentaire qui est en décembre 2003 estimé à 6 collections iconographiques numériques.

 

Avis critique


La mise en place de l'iconothèque numérique de l'Université libre de Bruxelles a été en fait un projet assez prometteur qui a servi à toute une communauté de chercheurs et d'étudiants. Elle s'est bâtie suivant plusieurs étapes qui ont solidifié les bases de cette iconothèque. La nécessité du corps professoral est très ressentie, en fait l'iconothèque ne peut, si on le comprend bien, fonctionner de manière performante sans l'aide de ses enseignants qui l'alimentent continuellement. Il est normal que les membres d'une même communauté entretiennent ensemble leurs biens mais il est aussi très important d'y introduire des éléments étrangers afin qu'il ait une plus grande diversité d'information. D'autre part, l'ULB s'est rapidement intégrée à l'adoption des nouvelles technologies ce qui est assez rare pour certaines institutions documentaires à cette époque. Les processus d'évaluation des outils documentaires selon plusieurs approches ont été menés rigoureusement afin d'offrir la meilleure plate-forme possible mais aucune évaluation sur les supposés utilisateurs de ces collections n'a été proposée (questionnaire, enquête auprès des étudiants, auprès des usagers habitués des bibliothèques de l'ULB, sensibilisations etc.). Alors que ces dernières évaluations résoudront plusieurs énigmes jusqu'à présent étouffés ou camouflés. Enfin, l'iconothèque numérique de l'ULB est un outil presque parfait de transmission d'information.


Par OKALDI
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Dimanche 10 décembre 2006

 

8 décembre 2006

Nom de l’article

“La documentation électronique: Etat des lieux et perspectives de développement dans les bibliothèques des établissements d'enseignement supérieur français”


Auteur

Chantal Freshard; Christine Okret

Sous direction des bibliothèques et de la documentation


Référence bibliographique 

Freshard, Chantal; Okret, Christine.- La documentation électronique: Etat des lieux et perspectives de développement dans les bibliothèques des établissements d'enseignement supérieur français.- In: BBF, 1999, T. 44, n°4, p. 62-65


Sujet

La prolifération des outils de recherche documentaire électroniques marque tous les domaines de la société actuelle. Son implantation est très intéressante dans le domaine de l'éducation surtout dans les établissements d'enseignement supérieur où la demande en information est très grande et très variée mais aussi son coût en perpétuel hausse décourage son acquisition par un certain nombre d'institutions documentaires.


Indexation

Bibliothèque, Documentation électronique, Education, Evaluation, Information, Recherche documentaire,


Résumé informatif

L'affluence des ressources d'information diffusées sous formes électroniques devient un phénoméne assez marquant dans tous les domaines de la société. Cette dernière est surtout constatée dans les grandes institutions documentaires telles les bibliothèques des établissements d'enseignement supérieur français. Cette constation prouve en effet que l'édition sur format électronique ainsi que la diffusion en ligne grâce au réseau Internet et aux nouvelles méthodes de transfert de l'information sont devenues des méthodes assez réputées. Mais il est très intéressant de souligner que ce format de diffusion demande un budget assez consistant qui implique une offre documentaire largement supérieure à la demande des usagers. C'est à cet effet que des enquêtes ont été menées par la Direction de l'enseignement supérieur du Ministère de l'Education nationale, de la recherche et de la technologie afin de faire une évaluation de ce type d'information naissant et une étude des besoins de ces utilisateurs fréquentant ces institutions documentaires.

Ces enquêtes menées à terme ont permis l'établissement de consensus entre les diverses institutions documentaires et les différents fournisseurs d'outils ou de produits documentaires. Cette variété de documentation a hélas comme conséquence un budget assez exorbitant pour ces différentes institutions qui y consacrent un énorme pourcentage d'achat. Par ailleurs les différentes politiques d'acquisitions régissant ces ressources sont déterminées en fonction des besoins de leurs utilisateurs. Il est noté ainsi que les pratiques d'acquisition différent selon les disciplines qui sont pour l'essentiel les grandes matières que l'on retrouve dans toutes les bibliothèques d'enseignement supérieur telles les Lettres, les Sciences humaines, le Droit et l'Economie, les Sciences pures, les Techniques et la Santé (influence des utilisateurs dans le choix des documents à consulter). Pour ces différentes disciplines, il est constaté que l'offre de documentation électronique différe de façon très flagrante. Pour les disciplines, touchant les domaines des lettres, des sciences sociales et humaines, cet accès aux ressources électroniques n'est pas du tout en croissance par rapport à l'offre en documentation électronique dans les Sciences dites “pures”. Ce qui implique une hausse considérable du coût des abonnements aux ressources électroniques dans les domaines scientifiques qui sont majoritairement payantes. Trois obstacles ont quand même été identifiés lors des enquêtes ménées toujours dans les politiques d'acquisition.

Tout d'abord ces enquêtes ont permis de révéler la multiplicité des produits proposés et le caractère très mouvant de l'offre, l'inadéquation de certaines offres et enfin le sujet de polémique général qui est le passage du papier à l'électronique. Ce dernier obstacle crée de ce fait une surenchère des produits documentaires mis à la disposition des institutions. Ces constats font que les bibliothèques d'enseignement supérieur optent plus pour une mise en place de réseau inter – bibliothèques permettant le partage de ces diverses ressources.

Dans ce cadre de travail en réseau, des groupes de travail se chargeront de gérer un vaste systéme de veille documentaire et informationnelle en respectant scrupuleusement les indications d'évaluation de l'information documentaire ainsi qu'un apport de personnes ressources créant ainsi un système d'échange.

Des prévisions ont été faites également sur le plan des évaluations technologiques et les droits d'usage de ces données sur support numérique. Un exemple de ces initiatives peut être illustré par les Unités régionales de Formation à l'Information scientifique et technique = URFIST. Ces outils de veille seront secondés par des bases selon les disciplines des bibliothèques. Les acquisitions de documents se feront à l'aide de consortiums visant à alimentater régulièrement les fonds documentaires. Ces derniers devraient pouvoir répondre aux attentes des utilisateurs ainsi qu'aux demarches qualités imposées par certaines normes.

En somme, on peut souligner que le mode de regroupement des bibliothèques universitaires est la façon la plus évidente et la plus bénéfique d'alimenter ses fonds de ressources électroniques à moindre coût.


Avis critique

Dans le cadre de la documentation électronique, le choix opté par les bibliothèques d'enseignement supérieur français est l'un des plus judicieux mais aussi l'un des plus complexe à nos yeux. La partage de ressources électroniques pose un problème dès lors que l'on souléve l'idée de “bien privé”. Car il faut comprendre que le travail en réseau crée un échange de ressources privées à une institution vers une autre. Il suppose des droits assez rigoureux appliqués à tout ce flot d'information électronique. Un état des lieux est fait sans prendre en compte véritablement en compte que ces nouveaux formats sont ancrés dans une dynamique économique qui fait que le coût de leur acquisition ne baissera jamais au niveau du format papier. Cette évidence n'a pas été soulignée par les auteurs qui ont préféré fustiger les coûts de ces ressources électroniques en ignorant également qu'elles sont en perpétuelles mutations.

Les enquêtes réalisées étant donné ce constat ont permis de déterminer que les usagers sont aussi à la base de la suroffre en information documentaire avec des prédominances dans certaines disciplines au détriment d'autres. Ces visions sont les fonds que les auteurs ont préféré sous-entendre.

Les idées positives naissent avec l'entrée en matière des groupes d'experts thématique appelant un travail en synergie de toutes les bibliothèques d'enseignement supérieur français afin de fournir un maximum de ressources électroniques aux usagers fréquentant ces lieux. Ces derniers sont les clés déterminantes des politiques d'acquisition. Ils fixent leur choix en matière de documentation électronique sans influence de fournisseurs etc. Ce qu'omettent enfin les auteurs de cet article, c'est que bien qu'une linéarité des acteurs soit visible, on sent qu'elles ne prennent pas en compte les notions vectorielles dans le domaine de l'information documentaire. Il est bien vrai que moult opérations documentaires existent mais aussi qu'il faut préciser le rôle et la place des professionnels de l'information dans ce processus de développement.


Par OKALDI
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Lundi 1 janvier 2007

                                                                                                            23 décembre 2006

Nom de l'article

"L?évaluation de l?information sur Internet"

Auteur

Dominique Mitou

Référence bibliographique

mitou, dominique.- L?évaluation de l?information sur Internet.- In: BBF, 2006, t. 51, n°5; p. 91-92.- URL: [en ligne] <http://bbf.enssib.fr>

Sujet

Cet article traite essentiellement de l'évaluation de l'information disponible sur Internet. Elle s'axe sur quatre points très important aux yeux des spécialistes de l'information documentaire à savoir les méthodes de traitement appliqués, les critéres de sélection et de fiabilité des informations disponibles via Internet. il souligne également les changements qu'impose le web 2.0 avec l'émergence des nouveaux médiums tels les blogs, les wikis etc.

Indexation

Archives ouvertes, Autro-publication, Blog, CMS, Evaluation, Folkosonomies, Internet, Moteur de recherche, Référencement, Sélection, Web, Wiki

Résumé informatif

L'évaluation de l'information est une opération très importante dans les Sciences de l'Information documentaire. Elle permet l'authentification des documents proposés aux usagers. Elle devient une opération importante suite à la diversité des élément(s d'accès à l'information. La question se pose à savoir si toutes les informations disponibles sur le web sont vérifiées?

Cette interrogation nécessite diverses réflexions de la part de spécialistes de l'information et de la communication qui jugent que l'insatisfaction des utilisateurs est liée à une mauvaise évaluation de ce flot d'information circulante. Cette dernière est majoritairement exploitée mais est un vecteur principal de désinformation, ce qui entraine une certaine méfiance de l'utilisateur face à ces données erronées.  

D'autre part se pose à nous la question de la fiabilité des informations disponibles sur Internet. Avant toute mise en ligne, les éditeurs du web se doivent de vérifier la véracité des propos qu'elles contiennent afin de ne pas fournir à tout temps des informations maquillées ou de désinformer volontairement les usagers. Car il s'avére hélas que tous les usagers de ses services n'ont pas les mêmes aptitudes à reconnaitre une bonne information de la mauvaise. Des études ont montré qu'entre lycéens, étudiants et spécialistes de l'information, les critères de sélection sont différents voire même très opposés. Ces distinctions requièrent une expérience du domaine (déjà acquise par les spécialistes de l'information documentaire). Psychosociologiquement ils deviennent les médiateurs entre l'information et les usagers. Ils auront à décrypter les incompris avant de fournir toute information, peu importe la nature, ni les fins de celle-ci.

Ainsi, on peut relever l'exemple des nouveaux espaces de partage de l'information représentant ce qu'on nomme le "Web 2.0" et développé par Arnaud Klein, sociologue à l?université de Genève et membre de la Fing (Fondation Internet nouvelle génération), montre qu'il est possible de diffuser un flot d'informations provenant de divers sources mais ayant un caractère authentique indiscutable. Ce nouvel espace reposant sur la technologie wiki, prouve qu'il est bien possible de diffuser tout en évaluant au fur et à mesure la qualité de l'information proposée aux usagers finaux. On peut alors en déduire qu'il existe une certaine légitimité et crédibilité de l'information dans ce cas-ci avec pour illustration le succès de "Wikipédia" qui est une encyclopédie ouverte fortement appréciée par les usagers du web.

Enfin, une dernière réflexion s'axe essentiellement sur d'autres éléments essentiels du "Web 2.0", à savoir les blogs et le phénoméme croissant des archives ouvertes. Les spécialistes se sont penchés sur ces points qui mettent en mal le respect de la chaine documentaire classique à savoir l'opération de collecte, de traitement (intellectuel et matériel) à la diffusion. L'édition n'a plus aucune utilité et devient une tâche en trop voire même retardante. Beaucoup de régles sont négligées au profit de l'auto-publication. Le passage par les acteurs du monde de l'édition ne devient plus une obligation pour la publication de tout écrit. On intégre une nouvelle ère de diffusion de l'information qui assimile publication et collaboration. Tout un chacun peut participer au développement d'un site de diffusion étant véhiculé par un outil de publication sur Internet (Blog, wiki,...). On assiste à un total partage de l'information. Ce qui crée une remise en question des métiers de l'information documentaire. Qui fait quoi?

Les visions devraient changer suivant tout type de document. Les politiques documentaires à cet effet ne viseront pas les mêmes objectifs et seront plus spécifiques afin de ne pas perdurer ce flou gênant.

Avis

La diversité des outils de publication sur le web fait qu'aujourd'hui il devient difficile de juger de la légitimité des informations qu'il contient. L'émergence du dit "Web 2.0" n'en facilite pas la tâche et accentue la gêne des usagers qui pour la mageure partie du temps ont du mal à retrouver les informations pertinentes dont ils ont besoin. Cela nécessite ainsi une aide des spécialistes de l'information, vecteur entre utilisateurs et informations diffusées. Ces derniers sont eux-mêmes confrontés à un affaiblissement de leur statut de spécialistes.  

Par OKALDI
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